12 de febrero de 2015




When Lights Are Low. Portraits in Jazz, par Esther Cidoncha - © Jazz Hot n°670 - Patrick Dalmace




Nada menos que en la emblemática revista histórica de jazz JAZZ HOT hacen eco de mi libro de retratos de jazz!!!!!!! El artículo lo firma el experto y crítico de jazz Patrick Dalmace.

ACTUALITÉS


When Lights Are Low. Portraits in Jazz
par Esther Cidoncha

10 fév. 2015
© Jazz Hot n°670, hiver 2014-2015 

When Lights Are Low. Portraits in Jazz, par Esther Cidoncha, Editorial La Fabrica. Madrid, 2014, 232 pages 


Au moment où l’édition de livres en numérique se multiplie il est bon de pouvoir manipuler, toucher, feuilleter un vrai livre, avec du papier de qualité, une couverture épaisse et soignée, une esthétique à la hauteur d’un livre d’art, ce qui convient à l’art qu’est le jazz. On ne se lasse pas d’accomplir les gestes correspondant aux trois verbes ci dessus mentionnés. L’entrée dans "l’œuvre" elle-même laisse place à l’exercice d’autres sens. C’est sur un magnifique Ron Carter, avec un immense sourire, que s’ouvrent les 232 pages et quelques 180 photographies qu’Esther Cidoncha a sélectionnées parmi celles qu’elle a ravies au jazz au cours des 25 dernières années.
Les yeux sont alors sollicités par une mise en page et une typographie recherchées. Outre un texte de l’auteur, quatre autres textes sont offerts en espagnol et en anglais (le bilinguisme est d’ailleurs bien mis en page). Wadada Leo Smith, Antonio Muñoz Molina, Chema García Martínez et José María Díaz Maroto en sont les auteurs. Les réflexions s’avèrent intéressantes, particulièrement celles de José María. Le texte d’Esther Cidoncha apporte des précisions sur sa passion pour le jazz et la photographie.
Plusieurs citations en pleine page s’intercalent entre ce qui est l’objet du livre, les 180 photographies. Ces citations viennent de Monk, Armstrong, Parker, Lacy, Griffin… des références en matière de jazz.
L’excitation visuelle se poursuit chaque fois que les doigts effleurent le papier pour découvrir à la page suivante un nouveau cliché. Tous sont en noir et blanc, la couleur du jazz, et en pleine page ou demi-page. Etant donné le format du livre ces photographies apparaissent bien comme de véritables œuvres d’art !
Evidemment les géants du jazz qui ont offert les citations sont pour la plupart absents des photographies. Esther Cidoncha travaille alors qu’ils ont presque tous disparus. Pas de Armstrong, Basie, Gillespie ni Ellington… mais les noms de ceux qu’elle a pu écouter, d’abord en Espagne, puis en Europe et ensuite aux Etats-Unis depuis 1989. Des chefs de file, Roney, Curson, Hank Jones, Harris, Arvanitas, Sir Hanna, Hargrove, Payton... des dizaines d’autres, mais aussi des artistes moins connus. Les premières, jusqu’en 1999 sont de l’époque "argentique". On trouve de remarquables clichés de Flanagan, Mc Pherson, Cobb, Griffin, Taylor, Terry, Farmer… investis dans leur interprétation. L’arrivée du numérique et du Nikon d’Esther à partir de 2006 ne perturbent en rien la qualité des tirages : Holland, Payton, Zawinul, Konitz, DeJohnette, Lovano, Ron Carter … On apprécie quelques portraits classiques ou en pied, américain ou en taille : Hampton, Mercer Ellington, Doc Cheatham, Siankope, R. Glasper, Lacy, Brown, Milt Jackson, Sweet Edison, … mais dans une majorité des photographies le jazzman, en action, se détache nettement sur un fond noir.
Près de la scène, Esther Cidoncha travaille en serrant les plans, en jouant avec la lumière dont elle dispose – le flash est exclu – et consacre, dans son laboratoire digital, le temps nécessaire à l’obtention du résultat qu’elle attend. L’œil alors ne se disperse pas. Il se concentre sur l’expression d’un visage, sur un geste, un regard… McPherson, Hargrove, Cobb, Atkinson, Eddie Henderson, Ron Carter, Russel Malone, Stanko, Wadada Leo Smith, C. Scott, Blake, Shepp, Sonny Simons… Dans plusieurs cas, la photographe offre un ensemble plus large, deux, trois musiciens avec un protagoniste bien mis en évidence ou encore un arrière plan qui resitue l’artiste : Cedar Walton quartet, Rashaan, Carter, Regie Johnson, Leroy Williams, Benny Green, Mercer Ellington… Excitation visuelle mais pas seulement... Ces photographies et quelques-unes prises à la Nouvelle Orléans au Preservation Hall et au Spotted Cat dépassent alors l’art de la photographie pour devenir partie intégrante du jazz. Les regarder c’est entendre le jazz, c’est en suivre l’histoire, la pénétrer, en remonter le fil… C’est se heurter de plein fouet au génome du genre qu’un Ray Brown, un Wynton Marsalis, un Yusef Lateef possèdent au même titre qu’un Buddy Bolden, King Oliver, Louis ou Bird.


When Lights Are Low. Portraits in Jazz : un livre d’art pour jazzophile.
Patrick Dalmace 







Aquí os dejo el enlace directo a JAZZ HOT :

http://www.jazzhot.net/PBEvents.asp?ActionID=67240448&PBMItemID=28571



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